"Le ministère chargé des affaires culturelles a pour mission de rendre accessibles les oeuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de Français ; d'assurer la plus vaste audience à son patrimoine culturel; de favoriser la création des oeuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent."
La culture est une affaire d'Etat et c'est plus précisement la "démocratisation culturelle" et le soutien à la création et son ouverture qui permettent de faire ce "rassemblement" que le Général De Gaulle souhaitait. André Malraux avait sans doute compris, en réél visionnaire de la place que les affaires culturelles devaient prendre pour une meilleure assise des institutions et le développement de la France, face à une mondialisation bourgeonante.
Lors de son intervention à l'Assemblée Nationale le 9 novembre 1967, le discours est encore plus clair:
"[...] Or, pour la première fois, cette civilisation ne sait pas quelle est sa raison d'être. Celles qui nous ont précédés savaient ce qu'elles étaient.
Le monde moderne est le mélange de son futur et de son passé; il est extrêmement peu son présent. [...]"
On ne peut pas fustiger Malraux de conservatisme ou bien de passéisme, il fut un ardent défenseur de la modernité par les commandes d'Etat comme le plafond de l'Opéra Garnier à Marc Chagall. Il souligne que la course effrénée à la modernité s'est évidée de son sens premier: l'humanisme de son but.
"[...] Notre civilisation est en train de comprendre qu'elle est en quelque sorte attaquée - ou soutenue, comme on voudra - par d'énormes puissances qui agissent sur l'esprit à travers l'imaginaire, et elle veut se défendre contre ces puissances là.
Pour cela, la civilisation disposait jadis de la religion, laquelle ordonnait l'imaginaire. [...] Ce n'est pas l'Église qui fait le monde nucléaire. Les peuples ont compris, d'un bout à l'autre de la terre, que ce qui permettra de lutter contre la puissance de l'instinct, c'était ce qui nous à été légué.
Ce n'est pas parce que les valeurs de l'esprit que nous défendons sont anciennes qu'elles sont défendables. Ce n'est pas parce que la tragédie grecque est ancienne qu'elle est la tragédie grecque: c'est parce qu'elle a survécu. Un certain nombre d'images humaines, portent en elles une telle puissance - c'est ce qu'on appelle le génie - qu'elles transcendent non seulement les siècles, mais le civilisations tout entières. [...]"
La survivance de l'intellect est le plus riche patrimoine que notre époque a hérité des anciennes civilisations et des temps moins voraces que le notre, saurons-nous laisser la trace indélébile qui nous rendra immortels? Quel est le véritable génie de notre civilisation?
La culture est une affaire d'Etat et c'est plus précisement la "démocratisation culturelle" et le soutien à la création et son ouverture qui permettent de faire ce "rassemblement" que le Général De Gaulle souhaitait. André Malraux avait sans doute compris, en réél visionnaire de la place que les affaires culturelles devaient prendre pour une meilleure assise des institutions et le développement de la France, face à une mondialisation bourgeonante.
Lors de son intervention à l'Assemblée Nationale le 9 novembre 1967, le discours est encore plus clair:
"[...] Or, pour la première fois, cette civilisation ne sait pas quelle est sa raison d'être. Celles qui nous ont précédés savaient ce qu'elles étaient.
Le monde moderne est le mélange de son futur et de son passé; il est extrêmement peu son présent. [...]"
On ne peut pas fustiger Malraux de conservatisme ou bien de passéisme, il fut un ardent défenseur de la modernité par les commandes d'Etat comme le plafond de l'Opéra Garnier à Marc Chagall. Il souligne que la course effrénée à la modernité s'est évidée de son sens premier: l'humanisme de son but.
"[...] Notre civilisation est en train de comprendre qu'elle est en quelque sorte attaquée - ou soutenue, comme on voudra - par d'énormes puissances qui agissent sur l'esprit à travers l'imaginaire, et elle veut se défendre contre ces puissances là.
Pour cela, la civilisation disposait jadis de la religion, laquelle ordonnait l'imaginaire. [...] Ce n'est pas l'Église qui fait le monde nucléaire. Les peuples ont compris, d'un bout à l'autre de la terre, que ce qui permettra de lutter contre la puissance de l'instinct, c'était ce qui nous à été légué.
Ce n'est pas parce que les valeurs de l'esprit que nous défendons sont anciennes qu'elles sont défendables. Ce n'est pas parce que la tragédie grecque est ancienne qu'elle est la tragédie grecque: c'est parce qu'elle a survécu. Un certain nombre d'images humaines, portent en elles une telle puissance - c'est ce qu'on appelle le génie - qu'elles transcendent non seulement les siècles, mais le civilisations tout entières. [...]"
La survivance de l'intellect est le plus riche patrimoine que notre époque a hérité des anciennes civilisations et des temps moins voraces que le notre, saurons-nous laisser la trace indélébile qui nous rendra immortels? Quel est le véritable génie de notre civilisation?
