viernes, 21 de mayo de 2010

Les déhanchements de l'été arrivent à grand pas...

Des perles de soleil se noient au creux de ma main inerte,
Absence des lumières naissantes de Vesper.

Etonnant manège ratissant les pôles et les étoiles,
Rivalisant de pillages de ciel gorgé de plumes céruléennes.

Mais voilà que se détache en douceur le cri de la jouvence,
Émiéttant simplement les rêves de nos romances.
Marbre livide des tombes prophétiques.

Et je retrouve enfin les arcs de nos langueurs,
Je rennouvelle à nouveau la simple évocation,
Je dénoue ma cravate et je défais ma chemise.

Je dépose sous les rayons clairsemés des journées passées,
Les éternelles offrandes de nos promesses éburnées...

jueves, 20 de mayo de 2010

Voglio amare - Inger Dam-Jensen

Un petit hymne à notre siècle d'images

"Falsa immagini, m'inganasti,
Mi mostrasti un volto amabile,
E quel volto m'alletto."

En Francais:

"Fausse image, tu m'as trompé,
Tu m'as montré un visage aimable,
Et ce semblant m'a séduit."

Nicola Haym, mis en musique en 1721 par G.F. Händel, Ottone, rè di Germania.

lunes, 6 de abril de 2009

L'esprit d'André Malraux

Chaque fois qu'un Ministère est formé, il existe un décret portant organisation du ministère, André Malraux rédige de sa plume l'article premier du décret fondateur du Ministère des Affaires Culturelles en 1959:

"Le ministère chargé des affaires culturelles a pour mission de rendre accessibles les oeuvres capitales de l'humanité, et d'abord de la France, au plus grand nombre possible de Français ; d'assurer la plus vaste audience à son patrimoine culturel; de favoriser la création des oeuvres de l'art et de l'esprit qui l'enrichissent."

La culture est une affaire d'Etat et c'est plus précisement la "démocratisation culturelle" et le soutien à la création et son ouverture qui permettent de faire ce "rassemblement" que le Général De Gaulle souhaitait. André Malraux avait sans doute compris, en réél visionnaire de la place que les affaires culturelles devaient prendre pour une meilleure assise des institutions et le développement de la France, face à une mondialisation bourgeonante.

Lors de son intervention à l'Assemblée Nationale le 9 novembre 1967, le discours est encore plus clair:

"[...] Or, pour la première fois, cette civilisation ne sait pas quelle est sa raison d'être. Celles qui nous ont précédés savaient ce qu'elles étaient.

Le monde moderne est le mélange de son futur et de son passé; il est extrêmement peu son présent. [...]"

On ne peut pas fustiger Malraux de conservatisme ou bien de passéisme, il fut un ardent défenseur de la modernité par les commandes d'Etat comme le plafond de l'Opéra Garnier à Marc Chagall. Il souligne que la course effrénée à la modernité s'est évidée de son sens premier: l'humanisme de son but.

"[...] Notre civilisation est en train de comprendre qu'elle est en quelque sorte attaquée - ou soutenue, comme on voudra - par d'énormes puissances qui agissent sur l'esprit à travers l'imaginaire, et elle veut se défendre contre ces puissances là.

Pour cela, la civilisation disposait jadis de la religion, laquelle ordonnait l'imaginaire. [...] Ce n'est pas l'Église qui fait le monde nucléaire. Les peuples ont compris, d'un bout à l'autre de la terre, que ce qui permettra de lutter contre la puissance de l'instinct, c'était ce qui nous à été légué.

Ce n'est pas parce que les valeurs de l'esprit que nous défendons sont anciennes qu'elles sont défendables. Ce n'est pas parce que la tragédie grecque est ancienne qu'elle est la tragédie grecque: c'est parce qu'elle a survécu. Un certain nombre d'images humaines, portent en elles une telle puissance - c'est ce qu'on appelle le génie - qu'elles transcendent non seulement les siècles, mais le civilisations tout entières. [...]"

La survivance de l'intellect est le plus riche patrimoine que notre époque a hérité des anciennes civilisations et des temps moins voraces que le notre, saurons-nous laisser la trace indélébile qui nous rendra immortels? Quel est le véritable génie de notre civilisation?

domingo, 1 de marzo de 2009

Les résultats globaux de la dernière enquête sur les pratiques culturelles des Francais (1997)

Dans l'année 1997:

95% des Francais consultés sont allés au cinéma au moins une fois "au cours de leur vie"
cependant ils n'étaient plus que 49% à avoir assisté à une séance au cours des 12 mois précédents.

31% avaient fréquenté une bibliothèque;

16% étaient allés au théâtre,

13% au cirque;

29% avaient croisé un spectacle de rue;

33% étaient entrés dans un musée.

Seulement 9% avaient écouté un concert de musique classique;

3% un opéra.

Dans le même temps, 74% des Francais interrogés déclaraient avoir lu au moins un livre au cours de l'année.

34% avaient lu de 2 à 9 livres simplement.

90% avaient préféré regarder la télévision,

dont 77% tous les jours.

69% avaient écouté la radio quotidiennement,

et uniquement 27% un disque.

(Source: Télérama n°2752 du 12 au 18 octobre 2002, Alerte sur la culture, p. 20)

N.B. : Lors de la première enquête de cet ordre que le Département des Etudes et de la Prospective du ministère de la Culture a mené en 1989, les resultats ont été si accablants que ledit service hesita de leur publication.

Avec l'explosion en dix ans des moyens nanotechnologiques et des structures numériques cette enquête est totalement dépassée, il serait judicieux d'établir un bilan sur l'état de la culture dix ans après cette consultation. Par ailleurs, il faudrait faire une nouvelle enquête et notamment un volet sur les pratiques culturelles de la jeunesse au sens large afin de préparer la relève et l'héritage.